Comme promis je vais (enfin) vous parler de mon week-end de trek à cheval dans la steppe mongole qui a eu lieu le week end du 14 juillet dernier.
D'autres volontaires, (parmi lesquels ma petite Ambre) et moi, sommes partis le vendredi soir de UB (Ulaanbaatar) en 4x4 pour le geer camp (camp de yourtes) de stepperiders.
Sur la route et au moment de notre arrivée, la nuit tombait et je n'ai pas vraiment vu les paysages splendides qui nous attendaient le lendemain. Cependant, j'en devinais les formes, les couleurs et l'air pur et frais de la steppe était si appréciable que j'ai très vite compris que Non, je ne rêvais pas, mon rêve de grands espaces mongols se réalisait enfin !..
Nous avons passé une nuit plutôt agréable et le lendemain matin, il pleuvait à torrent sur le camp et une épaisse couche de brouillard entourait la steppe environnante. Le temps d'un bon petit déjeuner, d'une toilette plus que sommaire, de s'équiper et de choisir nos chevaux et nous étions partis pour un trek de 2 jours comprenant une nuit sous la tente dans un parc protégé près du Manzushir Temple.
Un peu effrayée au début car je n'avais pas monté à cheval depuis quelques années, je me suis vite sentie en confiance et galvanisée par mon aventure qui commençait.
Il faut que j'insiste sur le fait que les mongols méritent bien leur surnom de "peuple centaure", ce sont des cavaliers extraordinaires !!
Leurs chevaux sont à leur image, petits, résistants, rapides et calmes en même temps.
Nous avons chevauché pendant quelques heures et Urnan, l'une de nos guides mongols a très vite montré un grand intérêt pour Ambre et moi, les deux seules représentantes françaises des 8 personnes présentes.
Nous avons donc commencé quelques leçons de français avec elle, tout en marchant, trottant, galopant dans la steppe, magnifique, verte et immensément vaste !
Le premier repas vers 14h fut vraiment délicieux, (pour moi en tout cas), en fait je crois que j'aime vraiment beaucoup la nourriture mongole !
Juste après cela, l'une de mes camarades de trek et également colocataire de famille d'accueil, est tombée de son cheval mais ne s'est pas fait mal, heureusement...
Puis après quelques autres heures de chevauchée dans les plaines, nous sommes enfin arrivés à l'entrée du parc protégé, où nous devions passer la nuit.
Première chose : Il faut préciser que tous les mongols étaient en congé à ce moment là car c'était le week-end juste après la fin du naadam et qu'ils en profitent donc tous pour aller camper et se retrouver en famille.
Avec nos bonnes têtes de touristes, nos guides ont préféré nous faire camper dans une zone bien plus en hauteur que prévue car nous avions de l'argent sur nous et ils avaient vraiment peur que nous subissions des désagréments type vols, personnes très alcoolisées etc...
A ce moment là, l'une de nous, qui avait un problème de genou a commencé à se sentir mal et à descendre de son cheval car elle ne pouvait plus monter, en effet, nous étions en trek depuis plus de 6h et la fatigue commençait à se faire sentir...
Etant moi même un petit peu crevée et inquiète pour l'une de mes camarades de trek, j'ai préféré l'attendre et veiller à ce qu'elle aille bien et ne perde pas le reste du groupe.
Je suis donc restée avec Urnan et elle en fin de cortège et ce qui devait arriver arriva : Nous avons perdu les autres volontaires et les 2 guides Tageh et Baskaar...
Même l'un des chevaux s'est mis à hennir comme pour appeler ses congénères.
Résumé de la situation à cet instant :
1-6h de trek à cheval donc fatigue.
2-Une personne épuisée et souffrant du genou qui ne peut plus monter à cheval.
3-Il est quelque chose comme 18h et nous sommes paumées dans la forêt du fin fond de la mongolie sans personne qui sait où nous nous trouvons, y compris les 2 autres guides mongols.
4-Les loups auraient pu hurler à ce moment là que ça ne m'aurait pas étonnée...
Petit coup de stress (que je cachais car je garde mon sang-froid en toute occasion), et au bout de 3/4 d'heures, enfin, miracle, l'un des guides : Baskaar, sort de la forêt !!!
Nous sommes donc arrivées au campement, très en retard, très fatiguées et il se trouve que l'endroit choisi était en plus la maison de tous les petits insectes les plus fourbes de cette planète parmi lesquels des Taons (et ça pique un taon, bordel !!)
De plus l'endroit était super humide et nous avons galéré pendant une bonne heure et demie pour ramasser du bois sec et faire plusieurs feux pour nous réchauffer malgré la fatigue, le stress de s'être perdues!...
A ce moment-là, Ian, l'un des volontaires que j'apprécie beaucoup s'est subitement transformé en superman scout macgyver qui assure grave !!!
Donc un spécial Big-up pour Ian que chacun devrait emmener pour ses week-ends à la campagne(j'insiste)!!
Ensuite, mauvaise nouvelle, les guides se sont aperçu que les clés de la bagnole (qui contenait tous nos sacs et tout le matériel pour la bouffe) avait disparues...
Je me suis donc mise à chanter pour le retour des clés, à la demande de ma chouchou Ambre, et 5 minutes après, devinez quoi ? Les clés étaient de retour !!!
Nous avons donc fabriqué autant que faire se peut plusieurs feux de camp et manger un bon repas préparé par notre super équipe de guides mongols !
Après cela, ma colocataire australienne s'est aperçue que sa cheville sur laquelle elle était tombée plus tôt dans l'après-midi la faisait beaucoup souffrir et était extrêmement gonflée...
J'ai donc expliqué la situation à Urnan, la guide avec qui j'avais sympathisé et nous avons donc tous décidé de la rapatrier le lendemain vers le geer camp de stepperiders.
Nous avons passé la soirée à nous raconter des histoires terrifiantes et à manger des chamalows bien mérités!
Après le montage des tentes, quelque peu humoristique puisque la mienne était cassée, nous avons enfin pu dormir (très mal, et dormir est un grand mot).
Lever tôt le lendemain matin pour moi (qui n'avait dormi qu'une pauvre heure et demie) et mêmes les guides étaient endormis.
Au programme pour moi, fatiguée, frigorifiée, courbaturée : Ménage du campement et tentative de réveil plutôt ratée.
Nous sommes donc repartis, pour cette 2e journée de trek, perdant en route 3 de nos membres pour cause de blessures diverses et variées...
Arrivée en bas de la forêt, nous avons "garé" nos chevaux et entamé la visite du musée et du temple de Manzushir, chargé d'une histoire impressionnante et vraiment magnifique.
Ensuite redécollage pour la steppe, et la fatigue de la veille et de la pseudo nuit que je venais de passer, ont eu raison de mon corps et j'ai dû, vraiment à contrecoeur, arrêter de monter et revenir (à mon tour) au geer camp.
Sur la route du retour, j'ai pu prendre des photos assez sympathiques de la steppe et des troupeaux de moutons qui crapahutaient dans l'herbe.
Arrivée au camp, j'ai discuté avec les autres revenus plus tôt, et pris des photos d'un superbe et talentueux cavalier mongol âgé de ... 4 ans !!!
Quand il avait vu la photo polaroid sortir de mon appareil, il s'est même caché les yeux tellement il n'y croyait pas. Peu après, les derniers "survivants" de l'équipée sauvage sont arrivés et j'ai fait la distribution de photos polaroid pour les guides mongoles et les autres volontaires : Grand moment de magie photographique.
J'ai entre autre gagné pendant ce week-end intense : des bleus, des courbatures, une démarche de cowboy mais aussi des souvenirs extraordinaires, la réalisation d'un rêve de longue date et une amie mongole dénommée Urnan !
Conclusion : Steppe by steppe, à la geer comme à la geer, la mongolie ça déchire!!!
D'autres volontaires, (parmi lesquels ma petite Ambre) et moi, sommes partis le vendredi soir de UB (Ulaanbaatar) en 4x4 pour le geer camp (camp de yourtes) de stepperiders.
Sur la route et au moment de notre arrivée, la nuit tombait et je n'ai pas vraiment vu les paysages splendides qui nous attendaient le lendemain. Cependant, j'en devinais les formes, les couleurs et l'air pur et frais de la steppe était si appréciable que j'ai très vite compris que Non, je ne rêvais pas, mon rêve de grands espaces mongols se réalisait enfin !..
Nous avons passé une nuit plutôt agréable et le lendemain matin, il pleuvait à torrent sur le camp et une épaisse couche de brouillard entourait la steppe environnante. Le temps d'un bon petit déjeuner, d'une toilette plus que sommaire, de s'équiper et de choisir nos chevaux et nous étions partis pour un trek de 2 jours comprenant une nuit sous la tente dans un parc protégé près du Manzushir Temple.
Un peu effrayée au début car je n'avais pas monté à cheval depuis quelques années, je me suis vite sentie en confiance et galvanisée par mon aventure qui commençait.
Il faut que j'insiste sur le fait que les mongols méritent bien leur surnom de "peuple centaure", ce sont des cavaliers extraordinaires !!
Leurs chevaux sont à leur image, petits, résistants, rapides et calmes en même temps.
Nous avons chevauché pendant quelques heures et Urnan, l'une de nos guides mongols a très vite montré un grand intérêt pour Ambre et moi, les deux seules représentantes françaises des 8 personnes présentes.
Nous avons donc commencé quelques leçons de français avec elle, tout en marchant, trottant, galopant dans la steppe, magnifique, verte et immensément vaste !
Le premier repas vers 14h fut vraiment délicieux, (pour moi en tout cas), en fait je crois que j'aime vraiment beaucoup la nourriture mongole !
Juste après cela, l'une de mes camarades de trek et également colocataire de famille d'accueil, est tombée de son cheval mais ne s'est pas fait mal, heureusement...
Puis après quelques autres heures de chevauchée dans les plaines, nous sommes enfin arrivés à l'entrée du parc protégé, où nous devions passer la nuit.
Première chose : Il faut préciser que tous les mongols étaient en congé à ce moment là car c'était le week-end juste après la fin du naadam et qu'ils en profitent donc tous pour aller camper et se retrouver en famille.
Avec nos bonnes têtes de touristes, nos guides ont préféré nous faire camper dans une zone bien plus en hauteur que prévue car nous avions de l'argent sur nous et ils avaient vraiment peur que nous subissions des désagréments type vols, personnes très alcoolisées etc...
A ce moment là, l'une de nous, qui avait un problème de genou a commencé à se sentir mal et à descendre de son cheval car elle ne pouvait plus monter, en effet, nous étions en trek depuis plus de 6h et la fatigue commençait à se faire sentir...
Etant moi même un petit peu crevée et inquiète pour l'une de mes camarades de trek, j'ai préféré l'attendre et veiller à ce qu'elle aille bien et ne perde pas le reste du groupe.
Je suis donc restée avec Urnan et elle en fin de cortège et ce qui devait arriver arriva : Nous avons perdu les autres volontaires et les 2 guides Tageh et Baskaar...
Même l'un des chevaux s'est mis à hennir comme pour appeler ses congénères.
Résumé de la situation à cet instant :
1-6h de trek à cheval donc fatigue.
2-Une personne épuisée et souffrant du genou qui ne peut plus monter à cheval.
3-Il est quelque chose comme 18h et nous sommes paumées dans la forêt du fin fond de la mongolie sans personne qui sait où nous nous trouvons, y compris les 2 autres guides mongols.
4-Les loups auraient pu hurler à ce moment là que ça ne m'aurait pas étonnée...
Petit coup de stress (que je cachais car je garde mon sang-froid en toute occasion), et au bout de 3/4 d'heures, enfin, miracle, l'un des guides : Baskaar, sort de la forêt !!!
Nous sommes donc arrivées au campement, très en retard, très fatiguées et il se trouve que l'endroit choisi était en plus la maison de tous les petits insectes les plus fourbes de cette planète parmi lesquels des Taons (et ça pique un taon, bordel !!)
De plus l'endroit était super humide et nous avons galéré pendant une bonne heure et demie pour ramasser du bois sec et faire plusieurs feux pour nous réchauffer malgré la fatigue, le stress de s'être perdues!...
A ce moment-là, Ian, l'un des volontaires que j'apprécie beaucoup s'est subitement transformé en superman scout macgyver qui assure grave !!!
Donc un spécial Big-up pour Ian que chacun devrait emmener pour ses week-ends à la campagne(j'insiste)!!
Ensuite, mauvaise nouvelle, les guides se sont aperçu que les clés de la bagnole (qui contenait tous nos sacs et tout le matériel pour la bouffe) avait disparues...
Je me suis donc mise à chanter pour le retour des clés, à la demande de ma chouchou Ambre, et 5 minutes après, devinez quoi ? Les clés étaient de retour !!!
Nous avons donc fabriqué autant que faire se peut plusieurs feux de camp et manger un bon repas préparé par notre super équipe de guides mongols !
Après cela, ma colocataire australienne s'est aperçue que sa cheville sur laquelle elle était tombée plus tôt dans l'après-midi la faisait beaucoup souffrir et était extrêmement gonflée...
J'ai donc expliqué la situation à Urnan, la guide avec qui j'avais sympathisé et nous avons donc tous décidé de la rapatrier le lendemain vers le geer camp de stepperiders.
Nous avons passé la soirée à nous raconter des histoires terrifiantes et à manger des chamalows bien mérités!
Après le montage des tentes, quelque peu humoristique puisque la mienne était cassée, nous avons enfin pu dormir (très mal, et dormir est un grand mot).
Lever tôt le lendemain matin pour moi (qui n'avait dormi qu'une pauvre heure et demie) et mêmes les guides étaient endormis.
Au programme pour moi, fatiguée, frigorifiée, courbaturée : Ménage du campement et tentative de réveil plutôt ratée.
Nous sommes donc repartis, pour cette 2e journée de trek, perdant en route 3 de nos membres pour cause de blessures diverses et variées...
Arrivée en bas de la forêt, nous avons "garé" nos chevaux et entamé la visite du musée et du temple de Manzushir, chargé d'une histoire impressionnante et vraiment magnifique.
Ensuite redécollage pour la steppe, et la fatigue de la veille et de la pseudo nuit que je venais de passer, ont eu raison de mon corps et j'ai dû, vraiment à contrecoeur, arrêter de monter et revenir (à mon tour) au geer camp.
Sur la route du retour, j'ai pu prendre des photos assez sympathiques de la steppe et des troupeaux de moutons qui crapahutaient dans l'herbe.
Arrivée au camp, j'ai discuté avec les autres revenus plus tôt, et pris des photos d'un superbe et talentueux cavalier mongol âgé de ... 4 ans !!!
Quand il avait vu la photo polaroid sortir de mon appareil, il s'est même caché les yeux tellement il n'y croyait pas. Peu après, les derniers "survivants" de l'équipée sauvage sont arrivés et j'ai fait la distribution de photos polaroid pour les guides mongoles et les autres volontaires : Grand moment de magie photographique.
J'ai entre autre gagné pendant ce week-end intense : des bleus, des courbatures, une démarche de cowboy mais aussi des souvenirs extraordinaires, la réalisation d'un rêve de longue date et une amie mongole dénommée Urnan !
Conclusion : Steppe by steppe, à la geer comme à la geer, la mongolie ça déchire!!!















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